Les Atikamekw commémorent leurs enfants disparus

Photo de groupe lors de la cérémonie.

La cérémonie de signature de l’entente de commémoration Mikoweritamihiwewin a eu lieu à Manawan le 6 août.

PHOTO : COURTOISIE : PIERRE-PAUL NIQUAY

Anouk Lebel

Les Atikamekw de Manawan, de Wemotaci et d’Opitciwan, en Haute-Mauricie, entament un processus de commémoration pour les enfants disparus ou enlevés après avoir reçu des soins à l’hôpital. En parallèle, ils sont toujours à la recherche de la vérité sur ces enfants fantômes.

Pierre-Paul Niquay, représentant en santé communautaire de Manawan, a lui-même deux frères aînés qui sont disparus avant sa naissance, à la fin des années cinquante. Ils n’avaient que quelques mois lorsqu’ils ont été envoyés par avion à l’Hôpital Saint-Joseph de La Tuque, dit-il. Ils ne sont jamais revenus.

L’explication qui a été donnée, c’est qu’il y a eu orage électrique, le lait a caillé et il y a eu empoisonnement, raconte-t-il. Plus de soixante ans plus tard, il tente toujours d’obtenir leurs dossiers médicaux.

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